Descriptif artistique 

 

« Tout fout l’camp ! » est un cabaret acoustique pétillant, tendre et impertinent, porté par un trio féminin atypique : flûte traversière, alto, guitare… et trois voix qui se relaient, se répondent et se jouent des conventions.

Les musiciennes revisitent des chansons françaises savoureuses — drôles, coquines, absurdes ou délicatement mélancoliques — de Fréhel à Anne Sylvestre, de Gainsbourg à Boris Vian, en passant par des pépites injustement oubliées. Chaque titre devient une petite scène : un personnage, une humeur, une situation qui dérape ou s’envole.

La flûte virevolte, l’alto ronronne ou gronde, la guitare pulse ou caresse, et les voix — tour à tour espiègles, tendres, gouailleuses ou fragiles — donnent à chaque chanson une couleur nouvelle. Le trio joue avec les codes du cabaret : clins d’œil, transitions malicieuses, complicité assumée, humour discret mais incisif.

 

« Tout fout l’camp ! », c’est un moment de légèreté intelligente, un souffle de fantaisie dans un monde qui va trop vite. Un spectacle qui fait rire, sourire, soupirer… et qui rappelle que si tout fout le camp, autant le chanter ensemble.

 

Note d’intention

 

Nous avons eu envie de créer un spectacle qui respire la liberté, la fantaisie et l’autodérision. Un spectacle où la chanson française retrouve son esprit cabaret : impertinent, tendre, drôle, parfois un peu insolent, toujours profondément humain.

Le choix du trio flûte–alto–guitare s’est imposé comme une évidence : une formation acoustique chaleureuse, souple, capable de couleurs inattendues. Et surtout, nous voulions trois voix, trois personnalités, trois façons de raconter. Dans « Tout fout l’camp ! », nous chantons à tour de rôle, parce que chaque chanson appelle une énergie différente, un tempérament particulier. Cette alternance crée un relief constant, une dynamique vivante, presque théâtrale.

Le répertoire que nous avons choisi — de Fréhel à Anne Sylvestre, de Gainsbourg à Vian — parle de désir, de maladresses, de petites catastrophes, de grandes émotions, de liberté, de folie douce. Ces chansons nous touchent parce qu’elles osent rire de tout, y compris de nous-mêmes. Elles disent l’essentiel avec humour, poésie ou insolence, et nous rappellent que la légèreté peut être une forme de résistance.

 

Avec « Tout fout l’camp ! », nous voulons offrir au public un moment de respiration, de connivence et de joie. Un espace où l’on peut sourire de nos travers, se reconnaître dans nos excès, et savourer ensemble la beauté fragile du quotidien. Un spectacle qui ne cherche pas à donner des leçons, mais à partager un plaisir simple : celui de chanter, de jouer, d’être ensemble — même quand tout fout le camp.